Les électeurs furtifs risquent une peine de cinq ans de prison

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Illustration : bureau de vote (archives, RTI)

Selon la loi électorale, les habitants résidant dans une circonscription électorale depuis six mois ou plus sont automatiquement inscrits sur la liste des électeurs de la circonscription en question.

Or, les résidents furtifs sont loin d’être une toute nouvelle manipulation électorale. A chaque scrutin, on peut en observer dans différentes circonscriptions électorales, notamment dans celles à faible population où un petit nombre de suffrages suffirait à changer complètement la donne.

Le bureau des procureurs du comté de Hualien, au centre-est, a récemment conclu une enquête dans deux villages concernant onze résidents ayant officiellement déclaré un emménagement sans s’y installer réellement. Par précaution, le bureau leur a envoyé une lettre avertissant qu’ils risqueraient d’enfreindre la clause 2 de l’article 146 du code pénal s’ils se rendaient aux urnes sans habiter réellement dans la circonscription électorale. Cette infraction est passible d’une peine maximale de cinq ans de réclusion criminelle.

En réalité, depuis le 1er janvier 2022, les procureurs de Hualien ont déjà été saisis pour 968 dossiers de ce type, faisant du comté la circonscription qui accueille le plus de résidents furtifs dans l’ensemble des 19 villes et comtés sur l’île principale du pays.

En effet, le ministère de l’Intérieur a ordonné une intensification des contrôles de résidents furtifs visant particulièrement les nouveaux habitants ayant déclaré un emménagement peu avant les six mois qui précèdent le scrutin, surtout quand il s’agit d’une même adresse déclarée par plus de trois familles différentes ou d’une famille qui accueille plus de cinq personnes à titre de « co-habitants ».

 

Source:RTI
Auteur:La Rédaction
RTI